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1 mars 2024La sécurité psychologique au service de la performance ?
Vanté comme l'ultime facteur de la réussite d'une équipe par les chercheurs de Harvard pour le compte de Google, je me suis interrogé sur la sécurité psychologique.
Au cours de l’évolution, les zones du cerveau qui nous permettaient de rester en vie du temps où nous vivions dans des grottes avec des peaux de bête sur le dos (la sécurité physique) ont été modifiées: ces mêmes zones analysent maintenant le ton agressif de votre collègue, le mépris d’un de vos collaborateurs ou l’ambition affichée d’un concurrent pour prendre votre place.
Ces comportements hostiles déclencheraient la même réaction que celle de notre aïeul devant un ours dans sa grotte : un réflexe de survie (la fuite ou le combat).
Si cette façon de faire a permis à bon nombre de nos ancêtres de rester en vie, elle n’est pas forcément aidante dans l’entreprise aujourd’hui.
Imaginez que pour une mauvaise réflexion, vous attrapiez votre collaborateur par la chemise, pour le faire sortir de la réunion et lui mettre une bonne raclée devant vos collaborateurs : il y en a qui ont essayé, on sait maintenant que ce n’est pas une bonne idée en management.
Donc nous savons que ce sont les mêmes zones qui assurent notre sécurité physique et notre sécurité psychologique.
Aujourd’hui, dans l’entreprise, la notion de sécurité psychologique c’est de pouvoir être qui nous sommes, penser ce que nous voulons, le partager aux autres, sans être moqué, rabroué et intimé de me taire par ma hiérarchie et mes collaborateurs.
Pouvons-nous dire les pires choses au risque de déclencher chez l’autre une envie de fuite ou de bagarre? Pas systématiquement : nous sommes pour la plupart bien éduqués, et nous savons nous retenir de frapper. Par contre, cette envie de frapper risque d’être remplacée par un sentiment impérieux de traiter mentalement l’autre de « connard » (pardon pour ma trivialité), et un désir de vengeance. Ça peut vite devenir un vrai casse-tête…
Pour ça, nous allons utiliser 2 outils :
- La gestion émotionnelle
- La communication non violente (autres articles à venir)
Dans un cadre professionnel, nous sommes en sécurité psychologique lorsque nous savons que l’on peut venir tels que nous sommes sans que cela ait des conséquences négatives : je me sens en sécurité dans un environnement ou je peux donner le meilleur de moi-même.
Le deuxième aspect ou la sécurité psychologique est génial, c’est qu’en me sentant accepté tel(le) que je suis, je peux libérer ma créativité. Et l’atout majeur de la créativité, c’est de faire d’une autre manière : contourner un problème, découvrir une nouvelle solution, voir, inventer un nouveau produit, service, concept.
Pour proposer une idée nouvelle et utile, vous devez vous sentir accepté, et vous devez sentir votre hiérarchie et vos collaborateurs à l’écoute. Parce que si vous avez l’impression que l’on va se moquer de vous ou vous juger, ou que les autres vont dire ’bof, c’est n’importe quoi’, vous vous sentirez jugé, bloqué, et vous ne serez pas en mesure de proposer vos idées.
Donc, le sentiment d’avoir le droit à l’erreur est un élément essentiel de la sécurité psychologique. Cela donne à vos collaborateurs la liberté de dire « Je veux vous dire à quoi je pense à l’instant. C’est peut-être génial, ou complètement nul. Mais peut-on juste en discuter et voir ce que l’on peut en faire ?» C’est ainsi que s’exprime la créativité. Parce que rappelons le, le plaisir de la créativité consiste à jeter des idées qui peuvent sembler complètement loufoques au premier abord, puis à réaliser qu’en fait, c’est possible. Que ça peut marcher. Et que c’est ainsi que se définit l’innovation.
Et je termine par cette citation que j’aime profondément d’Albert Einstein : « Si l’idée n’est pas à priori absurde, elle est sans espoir ! »
Et vous comment vous situez-vous vis-à-vis de la sécurité psychologique dans votre entreprise ?





